Claude Semal

S’il y a quelqu’un qui, depuis trente ans, parle passionnément de la Belgique, c’est bien Claude Semal. De « Odes à ma douche » à « Cabaretje », en passant « Le Cimetière des Belges » et « Belgik », ce bruxellois francophone a mille fois passé notre impossible pays à la moulinette de son ironie et de son émotion. 120 chansons et vingt spectacles en témoignent. Mais ce qui apparaissait, hier, comme une absurde caricature, se réentend aujourd’hui comme une parole prophétique. Avant que ce « pays petit » ne disparaisse donc vraiment, un DVD, une tournée et un spectacle nous le rappelle au cœur de l’actualité. « Et que le dernier qui quitte la Belgique éteigne la lumière en sortant ! » (« Cabaretje »).

Claude Semal, est  né le six mars 1954 à Bruxelles dans un milieu enseignant, syndical et progressiste. A quinze ans, il écrit ses premières chansons et dessine l’affiche de la fête annuelle de l’école. Après des humanités Latin Sciences à l’Athénée Royal d’Uccle I, il travaille, à dix-sept ans, comme ouvrier maroquinier. A dix-huit ans, il est engagé comme chanteur au Grenier aux Chansons de Jane Tony et comme comédien au Théâtre des Jeunes de la Ville de Bruxelles. A vingt ans, il laisse tomber le spectacle pour devenir, pendant six ans, une des chevilles ouvrières du journal POUR.

En 1982, renoue avec la chanson (33T « les convoyeurs attendent ») et le spectacle vivant. Après le Festival de Bourges en 1987, il fait le tour du monde avec « Odes à ma douche » (300 représentations). Il y apparaît nu en scène et sa première chanson est un striptease à l’envers.
Il a enregistré depuis dix albums (dont le plus récent, « Belgik », est toujours « dans les bacs ») et monté une vingtaine de spectacles, dont « Œdipe à la ferme », « Le candidat », « Le Cimetière des Belges », « Enfant de solo » et « Cabaretje ».
Collaborations régulières avec Eric Drabs et Ivan Fox. Il fonde le Théâtre Le Café avec Charlie Degotte en 1995. Début de psychanalyse la même année.

En 1997, publie « La Belgique de Merckx à Marx » aux Editions Luc Pire et « Ubu à l’Elysée » en 2010 aux éditions ADEN.
Quelques apparitions au cinéma. En 2006, monte les marches dans la sélection officielle du Festival de Cannes, avec un premier rôle dans « La Raison du Plus Faible » de Lucas Belvaux.

En 2010, ARTE-Belgique lui a consacré un portrait d’une heure trente (« Semal nécessaire », de Tanguy Cortier, meilleure audience de la chaîne pour cette émission).

Depuis dix ans, il anime régulièrement une chronique politique et humoristique dans le magazine « Imagine ». Depuis 2007, il est l’heureux papa d’un petit Sam avec sa compagne Laurence Warin, comédienne, qui a également signé la mise en scène de ses trois derniers spectacles.

Claude Semal se débrouille en flamand et en anglais (mais plutôt comme une vache espagnole).
Il anime à Bruxelles le Théatre du Chien Ecrasé et, avec Ivan Fox, la Cie "Ca t'as Vu". 
Collabore, pour la diffusion et la production, avec Olivier Blin et "La charge du Rhinocéros".