Marolito

Marolito, un nom de scène qui évoque le quartier populaire des Marolles (Bruxelles), lieu de débrouille, de brocante, de ferraille, d’immigration… en hommage à cette « rue des radis » où sa famille fut expropriée. Guitariste acoustique et électrique, Marolito est un compositeur-arrangeur polyvalent et ouvert sur de nombreux horizons. A côté de sa passion pour le flamenco qu’il ira étudier à Grenade, il s’intéresse à la musique d’Amérique latine, d’Afrique, du Moyen-Orient, ou encore au hip hop, au rock, au funk, au blues… et bien d’autres univers sonores qu’il s’amuse à détourner et créoliser au gré des rencontres et des voyages. Autodidacte gaucher, il développe un style personnel et un rapport instinctif à la guitare. C’est dans le mimétisme auditif et l’improvisation qu’il s’exprime le mieux. C’est aussi cela qui lui plaira dans la tradition flamenca : culture de l’oralité qui ne s’appuie pas sur la partition et demande à l’élève de réinventer à chaque fois le répertoire traditionnel tout en respectant les codes rythmiques et harmoniques de cette musique. Le Flamenco étant une musique exigeante nécessitant une initiation par un maître, il prendra des cours chez Antonio Segura pour ensuite s’exiler un an à Grenade (2001) et continuer son apprentissage auprès d’Emilio Maya. C’est là-bas qu’il découvre la dimension communautaire et poétique de cette musique à travers les fêtes gitanes dans « las cuevas del Sacromonte ». C’est à travers sa compagne, Nil Yogurtçu, danseuse turque, qu’il s’amourache de la musique orientale. En 2006, il collabore avec Cheb Mami, sur l’album « Layali », pour lequel il écrit et joue des arrangements de guitare flamenca. Il rejoint ensuite le Saz Ground, groupe de musique alevi de Cumali Bulduk, séduit par cet ambitieux projet où la musique d’Anatolie rencontre des harmonies occidentales. Ce projet donnera lieu à l’album « Dost » (2012). Sensible à l’écriture et la poésie, il aime mettre son imagination au service du texte et du chant, tant en studio que sur scène, toujours à la recherche d’harmonies, de résonances et de textures qui donnent une puissance à la poésie. Il rencontre alors Maïa Chauvier pour qui il compose et arrange la musique du spectacle « Récital Boxon » (Festival des Libertés, Botanique, théâtre Le Parc…) et un album, « Le vacarme des lucioles ». Il compose également des lignes de guitare pour Jullian sur l’album « Origines » (2012), pour Raffi Barsamian avec qui il part en tournée au Québec et participe à la réalisation de l’EP « For Sale » (2013). Passionné de Hip Hop depuis son adolescence, il croise la route Maky, personnage à la parole consciente et authentique de la scène rap en Belgique. Il se lance avec lui dans Makyzard, projet où le hip hop rencontre la guitare flamenca, le latin-jazz, le rock… Il compose et arrange entièrement l’album «Embraser le calme ». Amoureux du Rock, influencé par Jimi Hendrix et Serge Teyssot-Gay (Noir Désir), il devient le guitariste de Mary M, Groupe de Rock qui aime s’égarer ailleurs, où la plume nerveuse et corrosive d’Olivier Laage le transporte. Leur album, « Allons enfants de l’après-guerre » (2014) vient de sortir.