Pour cela, il peut compter sur ses amis Guillaume Vierset (eg), Ruben Lamon (cb), Alain Deval (dm) et, surtout, de son invité, le formidable trompettiste newyorkais Adam O’Farrill, qui n’est sans doute pas pour rien dans cette démarche.
Thomas et Adam se sont rencontrés à New York où le saxophoniste a vu plusieurs fois l’américain jouer sur scène. Sans en savoir beaucoup plus, Thomas a ensuite invité, au feeling, Adam en Belgique pour une série de concerts et un hypothétique enregistrement. Un quitte ou double, en quelque sorte. Mais l’alchimie a fonctionné dès les premières notes. Les concerts ont rapidement enrichi le dialogue et l’album a bien vu le jour. Comme une évidence.
Tout au long de ces 38 minutes (pourquoi en rajouter quand tout est dit ?) la pulse et le flow sont présents. La rythmique est nerveuse, affûtée et toujours sur le fil, mais elle est également capable d’installer un climat plus intime. Rien de tel pour ouvrir portes et fenêtres et laisser s’envoler cuivres et guitare. Oui, cet album respire. Oui, il prend l’air et le large et certains titres ne laissent d’ailleurs aucun doute là-dessus («BreathBreath», «Gentle Breeze» mais aussi, bien entendu, le titre éponyme de l’album : «Tide»).
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