Actrice de formation, depuis l’enfance, elle est plongée dans la poésie et la musique russe et rom par sa mère (juive polonaise, Biélorusse), par son père et sa sœur poétesse, qui ont vécu quelques années en Russie et dans d’autres pays de l’Est. Elle va ainsi découvrir la chanson populaire et des poètes ou/et chanteurs/acteurs aussi variés que Vladimir Vyssotsky, Vladimir Maïakovski, Marina Tsvetaeva, Mahmoud Darwich, Léo Ferré, Jean Genet, Aimé Césaire, Brigitte Fontaine, The Last poets… Diseuse et glaneuse de poèmes et de chants, bien plus tard naît… la nécessité de l’écriture. Sans aucune forme « d’école ». Sur le tard, elle se lance dans ce mélange de « rafales de mots au bord du chant », mêlées à la voix et à la guitare de ses complices, et elle crée RÉCITAL BOXON avec le chanteur Ioanes (du groupe Ioanes Quintet) puis Marolito, compositeurs et chanteurs, qui tour à tour accompagnent le propos et/ou font irruption avec leurs propres créations musicales.

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Elle sera aussi accompagnée des regards de Céline Serrad et Frédéric Thomas ainsi que de grandes amitiés qui l’aideront pendant de nombreuses années à porter son spectacle de lieux en lieux. Au fur et à mesure, les rencontres avec les musiciens se multiplient et transforment Récital Boxon en un véritable projet poétique musical. Récital Boxon parcourt de nombreuses salles de spectacle, de concert et aussi les bars, les lieux associatifs, la rue. Maïa Chauvier navigue entre la France et la Belgique, en passant par l’Espagne, entre son métier d’ actrice (dont les expériences ont été marquées notamment par « L’Infini théâtre », le théâtre « Le Café », son implication dans le festival « Voix des femmes », le spectacle « Passeo », la troupe « Association de malfaiteurs », « Paroles de femme » autour de Dario Fo et Franca Rame, « la Glaneuse » avec le poète Tarek Essaker, la troupe « Thrace d’exil »… et une implication pendant de nombreuses années au sein de plusieurs collectifs. C’est avec le théâtre, la musique, les dérives festives dans les bars, ses rencontres avec diverses « communautés insurgées », sa passion pour des poètes avec ou sans noms, qu’elle arpente, entre paroles et musiques, tant de mondes qui nourrissent son écriture balafrant toute frontière.

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