En peu de temps, elle réussit à s’établir au premier rang des musiciens de jazz belge. En 1989, à l’âge de 23 ans, l’Association Belge des Critiques de Jazz l’élit « Meilleur jeune talent » du pays. En 1990, elle gagne le 1er prix de « Meilleur Jeune Soliste » au Brussels Jazz Rally.

Elle sort sur le label Igloo, en 1991, son 1er CD (sous sa propre régie) « Nymphéas » avec la complicité de Kurt van Herck (sax), Philippe Aerts (contrebasse) et Mimi Verderame (batterie).
« Tout ce que le « courant européen » a fait de mieux est dans le disque de Nathalie Loriers (…) Emballant (…) Des compositions chatoyantes, travaillées, conçues comme de véritables chansons, un groupe qui se tient, où tout le monde est encore supérieur à la somme de ses excellentes parties, c’est la grande révélation de la rentrée ! »
(Philippe Baron « Privilège de la musique » – nov. 91.)

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Au début de l’année 1993, Nathalie Loriers retourne en studio, cette fois avec le Master of the cool, Lee Konitz, ainsi qu’Al Levitt et Philippe Aerts. Après une série de concerts à travers la Belgique et la France, le groupe enregistre le CD « Discoveries ». La même année, Nathalie Loriers sort un nouveau CD sous son nom avec, en invités, Cameron Brown (contrebasse), Rick Hollander (batterie) et un jeune saxophoniste belge, Jeroen Van Herzeele : « Dance or die ».

« Il y a chez elle un soupçon de fragilité, d’incertitude en plus, qui est la trame de l’émotion. Et insensiblement, ses compositions grattent la joliesse apparente pour libérer des chants inquiets (…) aisance (…) sens mélodique très sûr »
(Jazzman – suppl. du Monde de la Musique).

Avec « Walking through walls … walking along walls » (1995), on la retrouve dans la formule épurée d’un trio formé avec Hans Van Oosterhout (batterie) et Sal La Rocca (contrebasse). Le trio se produit lors de nombreux concerts et festivals internationaux, notamment à l’Audi Jazz Festival, le Festival International de Jazz de Montréal, le 1er Euro-Arabe Jazz Festival (en Syrie et Jordanie), le Festival de Jazz de Liège, … Il sera également invité pour une série de concerts au Canada avec, en special guest, Philip Catherine.

« L’impudeur de sentiments, une douce oscillation entre délicatesse extravertie et intériorité dévoilée (…) Lyrisme en demi-teinte, nuances de toucher, écriture inspirante, fraîcheur de l’improvisation (…) Nathalie Loriers cumule les atouts. De manière d’autant plus convaincante que son rapport au temps, au silence, respire une sérénité malicieuse ».
(Guide des Nouveaux talents, Alex Duthil – Jazzman n° 24 – avr.97).

« Le dernier CD de Nathalie Loriers apporte la preuve que la formule du trio lui convient le mieux (…) Il émane de son jeu une volupté riante, une intelligence minutieuse en parfaite alliance avec une vélocité sachant laisser la place aux clameurs essentielles »
(Marc Danval – Tenue de Ville – févr. 96)

« Avec des comparses-complices totalement à l’unisson de ses conceptions musicales, la jeune pianiste y affirme une personnalité remarquable, un toucher magnifique, un sens de l’espace éblouissant (…) ».
Thierry Quenum – Jazz magazine – Juin 96.

C’est au sein de son trio que Nathalie Loriers poursuit son évolution depuis quelques années. Le trio enregistre en 1999 son deuxième cd « Silent Spring » avec Sal La Rocca et Hans Van Oosterhout. Cet enregistrement sorti à Paris chez Pygmalion, rencontre un succès énorme (premier CD Jazz en Flandre) 4 fois étoilé chez Jazzman (le premier magazine Jazz en France) et sélectionné par la chaîne Paris Jazz.Le trio se produit dans de nombreux festival en France ,Suisse,Brésil(Chivas festival),et au Japon(Tokyo et Osaka) où les deux cd’s en trio seront réédittés.

En Mars 1999 elle reçoit le DJANGO D’OR belge qui consacre sa carrière.
L’année 2000 commence de la meilleure façon qui soit: événement exceptionnel dans le monde du Jazz: elle emporte le premier EURO DJANGO . Ce trophée récompense pour son talent et son oeuvre une artiste parmi les meilleurs jeunes musiciens européens contemporains. Dans le monde très masculin du Jazz, cet événement est d’autant plus relevant qu’il s’agit d’une femme, belge de surcroît.

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