SADI a mené une longue et brillante carrière en tant que multi-instrumentiste (au vibraphone surtout, mais aussi aux bongos, percussions, au piano etc…), en tant que compositeur et arrangeur, chef d’orchestre, en tant que que chanteur (il a pratiqué notamment un « scat » étonnant). Ses talents multiples ont fait de lui un showman complet et un musicien accompli, l’une des figures incontournables du jazz belge d’après la seconde guerre mondiale.

SADI est son nom de scène, mais aussi son prénom. Son nom de famille : Lallemand.

Sadi (parfois surnommé « Fats ») fait très tôt montre d’une passion pour la musique. A l’âge de 9 ans, il fait de la scène dans un numéro de music hall, en jouant du xylophone en amateur, les weekends.

Il découvre le jazz en 1938 à l’écoute d’un disque de Louis ARMSTRONG. Il commence à jouer du vibraphone en 1941.
Pendant la seconde guerre mondiale, il travaille d’abord en tant que semi professionnel, puis devient professionnel. Il effectue à la fin de la guerre de multiples tournées pour le compte de l’armée américaine.

SADI revient en Belgique en 1961, et est engagé par l’orchestre de la radio RTB, dont il fera partie de 1961 à 1965 (le grand orchestre d’Henri SEGERS).
Il dirige aussi son propre quartette jusqu’en 1985.

En novembre 2000, le label Igloo sort un CD présentant des enregistrements historiques de la BRT réalisés avec le SADI nonet.

2006 voit la publication d’un autre album, en big band, avec des enregistrements inédits illustrant son travail avec le big band de jazz de la BRT, « Sadi’s greatest arrangements, Flagey nine thirty a.m. » (Igloo), qui est élu album de l’année lors des « Octaves de la Musique » en Belgique (2007). Une suite est prévue…