Mené par le guitariste Gonzalo Rodriguez, Zola Quartet passe avec aisance le cap difficile du deuxième album en affirmant à la fois son identité et sa grande musicalité. Le jeune groupe plein de fougue et de vitalité propose un jazz résolument moderne mais fortement ancré dans la tradition.

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Soutenu par le programme « ça balance » à Liège, le quartet enregistre un premier disque, « Where we come from?» (Spookhuis, 2014). Une série de concerts et festivals en Belgique suivis d’une tournée en Chine donne au guitariste l’impulsion de continuer l’aventure et d’écrire un nouveau répertoire. 5 ans plus tard, Zola quartet revient avec «From Far and Near», 8 compositions signées par Gonzalo Rodriguez.
Si les racines espagnoles du leader transparaissent parfois dans ces petites miniatures, c’est moins par l’inclusion de sonorités traditionnelles que par un certain ensoleillement qui fait danser les notes et illumine les mélodies.

Le jeune montois Mathieu Robert souffle dans son saxophone soprano de belles et vibrantes phrases lyriques, imprégnées de culture classique, qui ne sont pas sans évoquer ni Fabrice Alleman ni Wayne Shorter au temps de ses premiers enregistrements pour Blue Note. Quant au guitariste, il fait preuve d’un jeu fluide et agile basé sur un choix judicieux d’accords que l’on sent davantage en phase avec l’approche mélodique de musiciens comme Barney Kessell qu’avec le jazz groovy d’un George Benson par exemple.

Galvanisés par la rythmique particulièrement dynamique du contrebassiste Nicola Lancerotti et du batteur Didier Van Uytvanck, les deux solistes s’envolent dans des contrepoints sophistiqués ou dans des chorus limpides qui se croisent comme des destins avec leurs petites parts de bonheur, d’émotion et de nostalgie. Et si des titres comme Aurora ou El Olor Del Alba nous font entrer dans un monde onirique aux teintes pastel aussi élégantes qu’apaisantes, d’autres comme Monte ou Spicy Lentil privilégient un univers impressionniste aux couleurs vivaces et contrastées.

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