« Sketches of Nowhere n’est pourtant pas dénué de vivant. Dans « Entropy », joliment introduit par un dialogue entre les claviers très dumoulinesques de Bram de Looze et le ténor impavide de Toine Thys, on perçoit un mouvement ordonné par une batterie très volubile et turbulente malgré sa grande rigueur, bien secondée en cela par la basse électrique de Felix Zurstrassen. Là aussi, la flûte de Malik vient colorer vivement le tableau. Voire bouscule tout sur son passage, avec une grande malignité. Ailleurs, ce ne sont qu’ombres diaphanes qui filent dans un décor très contrasté, à l’instar d’un joli « Aux Contemplatifs » qui tient du cristallin d’un morceau d’Akinmusire. Partout, la musique du sextet répond aux voix blanches, presque fantomatiques qui parsèment çà et là l’album. On pense notamment à « Dreams of Sand and Snow », au tout début du disque. »

« un drumming complexe et inventif pour célébrer une belle entente. »

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