La musique de Félix Zurstrassen est subtile et nécessitait en effet des musiciens qui en saisissent l’intention. C’est le cas avec Nelson Veras, guitariste déroutant de fluidité et d’inventivité mais aussi avec Antoine Pierre, le complice de longue date, batteur surprenant d’aisance, qui attaque sa batterie d’un mouvement continu comme d’un seul geste, englobant tout et ponctuant ses rythmes de pichenettes bien placées. Le déchaînement sur le titre éponyme en est une belle représentation. Le temps est très subjectif à l’écoute de ce Nova, dont on ne perd pas une miette. Neuf compositions originales signées par le bassiste qui s’en tient à la basse électrique sur l’intégralité de l’album, auxquelles s’ajoute la version d’« April in Paris », qu’une telle formation ne pouvait que rafraîchir. Nova est un disque aussi léger que profond, une musique qui ne dit pas tout tout de suite, faite de multiples recoins, et qui se révèle graduellement.

« Nova est un disque aussi léger que profond, une musique qui ne dit pas tout tout de suite, faite de multiples recoins, et qui se révèle graduellement. »

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