« Steve Houben a enregistré plus de vingt albums en près de 40 ans (dans les années ’80, LP « Stéphane Houben », enregistré chez Michel Dickensheid et « Chet Baker-Steve Houben », avec Bill Frisell à la guitare, LP produit par Philippe Defalle). De son côté, Greg Houben a gravé une demi-douzaine de CD en 10 ans (album Après un rêve en 2008). S’ils se sont souvent croisés en concert et ont souvent côtoyé les mêmes musiciens, que ce soit le Brésilien Marito Correa, l’Américain Rick Hollander (album Blue Circumstances pour l’un, Meets Pierrick Pedron pour le fils), le Français Pierrick Pedron (projet The real sax section pour l’un pour l’un, album avec Pascal Mohy pour le second), ils n’avaient encore jamais enregistré ensemble. Avec ce Houben & Son, c’est désormais chose faite. Comme le montrent les vaporeuses aquarelles de Thomas Delhaye sur la pochette ou la photo, pleine d’humour, signée Etienne Plumer, en 4e de livret, nos deux artisans-épiciers du jazz sont là 7 jours sur 7, en fervents défenseur de la tradition. Au répertoire, trois compositions de Steve, dont Horta enregistré, avec Gino Lattuca, pour l’album Brussels Jazz Promenade; cinq de Greg; une de Fabian Fiorini (The Fall pas présent sur Bees and bumblebees) et une co-écrite par les deux happy-culteurs (Happy-Culture), A leurs côtés, au piano, Pascal Mohy au jeu délié que connaît bien Greg (Après un rêve, Meets Pierrick Pedron). A la contrebasse, Cédric Raymond qui fait partie du Brazilian Trio de Greg et est présent sur Bees and bumblebees. A la batterie, l’Américain James Williams. Après un passage au Berklee College, il a poursuivi un master au Conservatoire d’Anvers et a joué avec Gary Burton, Christian Scott ou George Duke. Tout au long de l’album, on retrouve l’alto aérien de Steve, son lyrisme limpide allié à un solide sens du swing comme le jeu axé sur la richesse mélodique de Greg, un subtil mélange entre clarté limpide et sonorité pleine. On passe de ballades au grand charme mélodique (Camel ride, Someone is mising, Circular Chant avec une trompette bouchée à la sonorité ouatée) à des tempos appuyés (Free Hand, Happy Culture, Horta) ou des rythmes chaloupés proches du tango (The Fall). Sur The Benfit of the doubt, après une intro à l’alto, Steve passe à une flûte cristalline, derrière la contrebasse de Cédric Raymond. La dernière plage, Homeboy est l’occasion d’un échange vocal très bluesy entre le fils et le père en écho. Du cousu main. » Claude Loxhay

« Tout au long de l’album, on retrouve l’alto aérien de Steve, son lyrisme limpide allié à un solide sens du swing comme le jeu axé sur la richesse mélodique de Greg, un subtil mélange entre clarté limpide et sonorité pleine. »

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